Les fausses idées sur les assurances moto

Les fausses idées sur les assurances moto

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En matière d’assurance moto, de nombreuses idées reçues peuvent vous induire en erreur et influencer vos choix. Voici les points essentiels à retenir pour éviter des mauvaises surprises :

  • L'assurance au tiers est limitée : Elle ne couvre que les dommages causés aux autres et ne protège pas votre moto en cas de vol, d'incendie ou d'accident responsable.
  • Indemnisation basée sur la valeur vénale : En cas de sinistre, le remboursement dépend de la dépréciation de votre moto, sauf si vous avez souscrit une garantie « valeur à neuf ».
  • Les primes varient selon le profil : Âge, expérience, localisation et type de moto influencent fortement le coût de votre assurance.
  • Attention aux exclusions : Conduire sans permis valide, sous l'influence d'alcool ou prêter une moto avec clause « conducteur exclusif » peut annuler votre couverture.
  • Les motos anciennes ne coûtent pas toujours plus cher : Des formules spécifiques existent, souvent moins onéreuses, pour les modèles anciens ou de collection.

Conseils pratiques : Choisissez une couverture adaptée à vos besoins, installez des dispositifs antivol pour réduire vos primes, et vérifiez les garanties supplémentaires comme la protection du conducteur ou la garantie perte financière.

Comprendre ces aspects vous permettra d’optimiser votre couverture tout en maîtrisant vos dépenses.

COMMENT CHOISIR SON ASSURANCE MOTO ?

Mythe 1 : L'assurance au tiers ne couvre pas tout

Comparaison des formules d'assurance moto : tarifs et garanties

Comparaison des formules d'assurance moto : tarifs et garanties

Beaucoup de motards pensent, à tort, que l'assurance au tiers offre une protection complète. En réalité, elle se limite aux dommages causés aux tiers, sans couvrir vos propres pertes.

Ce que couvre réellement l'assurance au tiers

L'assurance responsabilité civile (RC) se concentre sur les dommages causés aux autres : véhicules, piétons, biens publics ou privés. Si vous êtes responsable d'un accident, elle indemnise uniquement ces tiers.

Cependant, elle ne prend pas en charge les dommages à votre propre moto, ni le vol, l'incendie, les catastrophes naturelles ou vos blessures personnelles. Ainsi, en cas de destruction ou de vol de votre moto, les pertes financières seront entièrement à votre charge.

Pour éviter ces risques, il peut être judicieux d'opter pour une couverture plus complète.

Comment choisir une meilleure couverture

Si vous souhaitez protéger votre moto, il est recommandé de souscrire une formule intermédiaire ou tous risques. Voici une idée des coûts moyens pour une moto de 125 cm³ :

Formule Prix annuel moyen Protections clés
Au tiers 150 € – 300 € Dommages causés aux autres uniquement
Intermédiaire 300 € – 450 € Vol, incendie, bris de glace, catastrophes naturelles
Tous risques 450 € – 600 € Tous les dommages à votre moto, même en cas de responsabilité

La formule intermédiaire offre un bon équilibre en couvrant notamment le vol et l'incendie. Quant à la formule tous risques, elle est idéale pour les motos récentes, puissantes ou financées par crédit. Elle inclut également des services comme l'assistance dépannage, souvent absents des formules au tiers.

Mythe 2 : Les assureurs remboursent la valeur totale de remplacement

Beaucoup de personnes pensent que, en cas de vol ou de destruction, leur assureur leur restituera le prix d'achat initial de leur moto. En réalité, l'indemnisation repose sur la valeur vénale du véhicule au moment du sinistre. Voyons comment la vétusté influence concrètement cette compensation.

Comment la vétusté impacte votre indemnisation

Quand un sinistre se produit, l'assureur fait appel à un expert pour évaluer la valeur de remplacement à dire d’expert (Vrade). Cette estimation tient compte de plusieurs critères : l’âge de la moto, son kilométrage, son état général, ainsi qu’un taux de vétusté appliqué à certains éléments comme les pneus ou le radiateur. Une fois cette valeur déterminée, l’indemnité versée correspond à la Vrade, diminuée de la franchise. Prenons un exemple : une moto achetée 8 000 € il y a trois ans pourrait être remboursée environ 5 500 € après application de la vétusté et déduction de la franchise.

Cette méthode d’évaluation souligne l’importance de choisir des garanties adaptées. Par exemple, la garantie « valeur à neuf » permet d’être remboursé sur la base du prix d’achat initial (ou de la valeur d’un modèle neuf équivalent), évitant ainsi les pertes liées à la dépréciation. Cette garantie s’adresse généralement aux motos récentes, immatriculées depuis moins de 12 mois, bien que certains assureurs l’étendent jusqu’à 24 mois. En mai 2025, un assuré chez AXA a ainsi obtenu 11 999 € grâce à cette garantie pour une voiture achetée 12 990 €, contre seulement 10 250 € avec une assurance tous risques classique – une différence notable de 1 749 €.

Les options pour renforcer votre protection

Pour limiter les écarts d’indemnisation, plusieurs options peuvent être envisagées. Par exemple, si votre moto est financée par un crédit ou en location longue durée, la garantie perte financière couvre le différentiel entre l’indemnisation classique et le montant restant dû sur votre prêt. Cela évite de devoir continuer à rembourser un véhicule volé ou détruit. Bien que certains contrats permettent de cumuler plusieurs garanties, une seule sera généralement appliquée en cas de sinistre.

Concernant vos équipements de protection (casque, blouson, gants, bottes), il est judicieux de choisir des contrats qui les couvrent sans appliquer de vétusté. Depuis octobre 2025, certains assureurs, comme la MAIF, proposent une prise en charge sans décote jusqu’à 1 750 €.

Enfin, investir dans un traceur connecté, tel que le GeoRide 3s, peut non seulement améliorer la sécurité de votre moto mais aussi réduire vos primes d’assurance. Ce dispositif offre des alertes en temps réel et une géolocalisation précise en cas de vol. Certains assureurs récompensent cette protection supplémentaire en proposant des tarifs préférentiels aux utilisateurs équipés de ce type de système.

Mythe 3 : Tous les motards ne paient pas les mêmes primes

Contrairement à une idée reçue, le coût de l’assurance moto varie considérablement d’un conducteur à l’autre. Les compagnies d’assurance évaluent le risque de manière individuelle en prenant en compte plusieurs critères : l’âge, l’expérience de conduite, le type de moto, la région où vous vivez ou encore votre historique de sinistres. C’est pourquoi deux motards possédant exactement le même modèle de moto peuvent se voir proposer des primes très différentes. Ces disparités nous amènent à examiner de plus près l’impact de critères comme l’âge ou l’expérience sur la tarification.

Pourquoi les jeunes conducteurs paient davantage

Les jeunes conducteurs subissent souvent une surprime importante, car ils sont considérés comme présentant un risque accru d’accidents. Par exemple, cette surprime peut doubler la prime de base lors de la première année d’assurance. Toutefois, elle diminue progressivement en l’absence de sinistres et disparaît généralement après trois ans. En 2021, pour l’assurance automobile, un jeune conducteur payait en moyenne 1 347 €, contre 641 € pour l’ensemble des assurés, soit plus du double.

Le système bonus-malus joue un rôle clé en récompensant une conduite sans sinistres par une réduction de la prime. Par ailleurs, la localisation géographique influence fortement les tarifs : en Île-de-France, les primes peuvent dépasser 600 €, soit environ 35 % de plus que la moyenne nationale de 445 €, tandis qu’en Bretagne, elles descendent autour de 355 €, soit une baisse de 20 %. Ces écarts montrent l’importance d’adapter votre contrat à votre profil et à votre situation.

Astuces pour réduire votre prime d’assurance

Vous pouvez réduire votre prime en adoptant certaines stratégies simples. Par exemple :

  • Choisissez une moto moins puissante : les modèles moins puissants impliquent souvent des primes plus basses.
  • Optez pour des formules adaptées à vos besoins : certaines offres spécialisées permettent de réaliser jusqu’à 40 % d’économies en hiver ou 50 % si vous roulez moins de 3 000 km par an.
  • Installez un antivol homologué SRA ou un système télématique : ces dispositifs, qui incluent des alertes en temps réel et une géolocalisation, peuvent réduire vos coûts de 5 à 15 %.
  • Suivez une formation de perfectionnement : ces stages peuvent vous faire économiser jusqu’à 20 % sur votre prime.
  • Regroupez vos contrats : en combinant plusieurs assurances chez le même prestataire, vous pouvez bénéficier de remises allant de 5 à 15 %.

Ces solutions s’inscrivent dans une démarche plus large qui vise à optimiser le coût de votre assurance tout en renforçant votre sécurité grâce à des technologies modernes et des pratiques responsables.

Mythe 4 : L'assurance couvre tous les accidents

Après avoir abordé les différentes options de tarification, intéressons-nous à un autre malentendu courant : l'idée que souscrire une assurance garantit une indemnisation dans tous les cas. Beaucoup de motards pensent qu'être assuré suffit pour être couvert, peu importe les circonstances de l'accident. Mais en réalité, l'indemnisation dépend de plusieurs facteurs, notamment la responsabilité et les exclusions prévues dans votre contrat. Même avec une assurance tous risques, certaines situations peuvent vous exposer à des frais importants.

L'impact de la responsabilité sur votre indemnisation

Lorsque vous êtes reconnu responsable d'un accident, l'assurance responsabilité civile (RC) obligatoire se limite à couvrir les dommages causés aux tiers, sans inclure vos propres blessures ou dégâts matériels.

De plus, certaines exclusions peuvent empêcher toute indemnisation. Par exemple, si vous conduisez sans permis valide, sous l'influence d'alcool ou de drogues, ou si vous prenez la fuite après un accident, votre assurance ne jouera pas. D'autres cas comme des modifications non déclarées de votre moto (comme le débridage), l'impossibilité d'identifier un tiers responsable, ou encore le prêt de votre moto en cas de clause « conducteur exclusif » peuvent également annuler la couverture. Enfin, même avec une formule tous risques, n'oubliez pas que vous devrez généralement payer une franchise.

Des garanties pour mieux vous protéger

Pour une protection plus complète, il est possible d'opter pour des garanties supplémentaires. La garantie du conducteur, par exemple, couvre vos blessures, que vous soyez responsable ou non de l'accident. D'autres options, comme la garantie de protection juridique et la défense pénale, peuvent prendre en charge les frais juridiques et vous offrir des conseils en cas de litige. Ces garanties peuvent faire toute la différence en cas de situation complexe.

Mythe 5 : Les motos anciennes coûtent plus cher à assurer

De nombreux passionnés de motos anciennes redoutent que leur hobby ne leur revienne cher en assurance. Pourtant, les assureurs constatent souvent que les propriétaires de ces véhicules sont plus prudents et les utilisent moins fréquemment. En moyenne, une moto ancienne est utilisée 11 fois par an, parcourant environ 617 km, dont 59 % dans un cadre purement récréatif. Contrairement aux idées reçues, assurer une moto ancienne peut donc être bien plus abordable qu’on ne le pense, à condition de choisir une couverture adaptée dès le départ.

Des formules pensées pour les motos de collection

Il existe des contrats spécifiques pour les motos âgées de 9 à 15 ans, même sans carte grise de collection (habituellement destinée aux véhicules de plus de 30 ans). Ces assurances incluent souvent des restrictions kilométriques, ce qui permet de réduire considérablement les coûts.

Par exemple, Assurance Clavel propose une formule au tiers pour une Honda CB 750 de 1983 à partir de 41,10 € par an pour les clients existants, ou 47 € pour les nouveaux clients. Si votre moto a une valeur modeste – ce qui est fréquent, puisque 61 % des motos anciennes achetées en 2019 valaient moins de 3 000 € – une assurance au tiers peut suffire. De plus, des réductions sont possibles : -10 % pour les membres de clubs de véhicules anciens ou -30 % à partir du deuxième véhicule assuré.

Réduisez vos coûts grâce à des dispositifs de sécurité

Pour alléger encore vos primes, pensez à renforcer la sécurité de votre moto. Installer un dispositif antivol ou la garer dans un garage sécurisé peut jouer en votre faveur auprès des assureurs. Par exemple, un système comme GeoRide 3s offre une protection efficace grâce à la localisation en temps réel et aux alertes instantanées. En plus de sécuriser votre moto, cela montre à l’assureur que vous prenez la sécurité au sérieux. Bonne nouvelle : GeoRide est compatible avec tous les modèles de motos et s’installe facilement, même sur des véhicules anciens. Cette combinaison entre technologie moderne et précautions personnelles peut faire toute la différence.

Utiliser la technologie pour améliorer votre assurance

Après avoir examiné les différents aspects de votre contrat d'assurance, voyons comment la technologie peut transformer la gestion des risques. En intégrant des solutions technologiques, vous pouvez réduire vos risques et négocier des primes plus avantageuses.

Les assureurs apprécient particulièrement les dispositifs connectés, qui non seulement réduisent les risques de vol, mais facilitent également la récupération des véhicules. Par exemple, déclarer un antivol connecté peut vous aider à obtenir de meilleures conditions. Certains contrats imposent même l'installation d'un antivol homologué pour couvrir le vol, tandis que d'autres offrent des réductions tarifaires pour leur présence.

Prévenir le vol grâce aux alertes en temps réel

Des dispositifs comme le GeoRide 3s sont conçus pour vous alerter instantanément en cas d'activité suspecte, qu'il s'agisse de vibrations, de mouvements, de secousses ou même d'une tentative de déconnexion. Ces alertes peuvent vous être envoyées sous forme de notifications, d'emails ou d'appels téléphoniques, selon vos préférences. En France métropolitaine, une assistance après vol est disponible 24h/24, et les statistiques montrent qu'elle permet de retrouver 90 % des motos volées en moins de 24 heures (données du 1er janvier au 31 décembre 2022). Grâce à son détecteur radar intégré, ce dispositif peut localiser précisément votre moto, même dans un parking souterrain.

Pour être indemnisé en cas de vol, il est souvent nécessaire de prouver une effraction. Un système connecté peut fournir des données précises et un historique détaillé, renforçant ainsi votre dossier auprès de l'assureur. Ces informations démontrent votre vigilance et votre engagement à limiter les risques.

Renforcer votre profil auprès de l'assureur

En plus de prévenir activement le vol, ces technologies améliorent votre profil de risque aux yeux de l'assureur. Si vous pouvez prouver une réduction des risques pendant la durée de votre contrat, vous pourriez demander une baisse de votre prime. L'installation d'un antivol connecté constitue un argument solide pour appuyer votre demande. Si malgré une diminution avérée du risque, l'assureur refuse de revoir vos conditions, vous avez toujours la possibilité de résilier votre contrat.

Certains assureurs encouragent déjà l'adoption de ces technologies sécuritaires, confirmant ainsi l'idée que les dispositifs connectés sont un moyen efficace de réduire les risques et, potentiellement, vos coûts d'assurance.

Conclusion

Avoir une vision claire des spécificités de l'assurance moto peut vous éviter bien des déconvenues et vous aider à faire des choix avisés. Par exemple, la responsabilité civile ne prend jamais en charge vos propres dommages. De plus, les remboursements sont calculés en tenant compte de la dépréciation de votre véhicule, et les primes varient en fonction de votre profil de conducteur. Une erreur fréquente consiste à se focaliser uniquement sur le tarif le plus bas : il est préférable d’opter pour une couverture qui correspond réellement à vos besoins.

En comprenant les termes de votre contrat et en adoptant des mesures de sécurité adaptées, vous pouvez à la fois limiter vos risques et gérer plus efficacement vos dépenses d’assurance. L’important est de rester attentif, de poser les bonnes questions à votre assureur et de mettre en place des actions concrètes pour protéger votre moto au quotidien.

FAQs

Quels sont les inconvénients d’une assurance moto au tiers ?

Opter pour une assurance au tiers pour votre moto peut sembler être une solution économique à première vue. Cependant, il est essentiel de comprendre les limites de cette formule. Elle se limite généralement à couvrir les dommages causés à des tiers, ce qui signifie que les vols, les incendies ou les dégâts subis par votre propre moto ne seront pas pris en charge.

Cela peut poser un sérieux problème en cas d'accident. Si vous êtes reconnu responsable ou si le responsable n’est pas identifié, les frais de réparation ou de remplacement de votre moto devront être entièrement assumés par vous. Ces dépenses peuvent rapidement atteindre des montants importants, en particulier pour des réparations complexes ou coûteuses. Si vous souhaitez une protection plus étendue, il pourrait être judicieux d'explorer des garanties supplémentaires qui répondent mieux à vos besoins.

En quoi l’âge et l’état de ma moto influencent-ils le montant de l’indemnisation en cas de sinistre ?

L'âge de votre moto et son état général sont des éléments essentiels pris en compte par les assureurs lors du calcul de l'indemnisation en cas de sinistre. En effet, une décote liée à la vétusté est appliquée, ce qui signifie que la valeur de votre moto diminue au fil du temps en raison de l'usure naturelle et de l'évolution technologique.

Concrètement, cela peut réduire le montant que vous pourriez recevoir, car l'indemnisation repose souvent sur la valeur actuelle de votre moto, et non sur son prix d'achat initial. Pour atténuer les effets de cette dépréciation, il est possible d'opter pour des garanties spécifiques, comme la valeur à neuf. Cependant, ces options impliquent généralement un coût supplémentaire à intégrer dans votre contrat d'assurance.

Quels sont les éléments qui déterminent le prix de mon assurance moto ?

Le coût de votre assurance moto repose sur plusieurs éléments. Les principaux incluent la valeur et l'ancienneté de votre moto, votre expérience de conduite, votre profil personnel (âge, historique en matière d'assurance, lieu de résidence) ainsi que le type de couverture choisi (responsabilité civile, tous risques, etc.).

D'autres aspects, comme la fréquence à laquelle vous utilisez votre moto ou l'ajout de garanties supplémentaires (telles que l'assistance ou la protection juridique), peuvent également avoir un impact sur le montant de votre prime. Pour trouver un contrat adapté, prenez le temps d'analyser vos besoins et de comparer les différentes offres disponibles.

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